Medusa : bijoux et tabous

Publié le 22.05.2017
Pourquoi arbore t-on un bijou ? Pour sa beauté, pour son attribut d’apparat… Un nouveau regard sur le bijou, c’est le pari réussi de l’exposition « Medusa : bijoux et tabous » au Musée d’art moderne de la ville de Paris jusqu’au 5 novembre.
© Miami collection - photo Robin Hill
Reproduction d'une broche de Salvador Dali par Henryk Kaston

Comment changer le regard sur le bijou ? Pour ce faire, quelques 400 créations d’artistes contemporains et d’avant-garde ont été réunis dans un parcours réjouissant au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Présenté dans une série de boîtes noires en forme d’écrins, le bijou apparaît entre ornement du corps, support du rite et véritable sculpture.

Les créations contemporaines et décalées d’Isabelle Busnel ou Sari Räthel se superposent ainsi à celles des grands noms de la haute joaillerie Boucheron, Cartier et Chanel. Certaines sont empreintes d’humour et de sous-entendus, comme cette couronne à base de plastique et de faux cristaux signée Vivienne Westwood, le bracelet en or Dada porté par Marcel Duchamp, ou encore la reproduction d’une œuvre de Salvador Dali, une bouche perlée réalisée par Henryk Kaston, dans les années 1970-1980.

Le parcours est ponctué de créations d'artistes, de Meret Oppenheim, à Man Ray, Calder, Dali, Picasso, à Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, ou Danny McDonald. L’évocation  de « Medusa » est un clin d’œil au visage terrifié de la Méduse dans la mythologie grecque, gorgone dont la beauté fut déformée par la colère d’Athéna. Une façon de se jouer des clichés sur les apparences.

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