Le Centre Pompidou célèbre ses 40 ans dans 6 lieux à Paris

Publié le 07.03.2017
Le Centre Pompidou a eu 40 ans le 31 janvier 2017 et fête cet anniversaire à travers une programmation multidisciplinaire tout au long de l'année.
Le Centre Pompidou
© Manuel Braun (2015)
Dans l'antre de la chenille des escaliers mécaniques du Centre Pompidou

AU CENTRE POMPIDOU

« J’ai souhaité que le 40e anniversaire du Centre Pompidou soit la fête de la création artistique partout en France. Qu’il témoigne de la vitalité des institutions culturelles qui partagent l’esprit du Centre Pompidou », a affirmé Serge Lasvignes, président du Centre Pompidou lors du lancement de la programmation. Inauguré le 31 janvier 1977, le bâtiment d'inspiration industrielle avait fait grincer des dents par sa forme détonante choisie par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers dont le projet a été retenu sur les 681 présentés. 40 ans plus tard, le musée d'art moderne accueille plus de 3 millions de visiteurs par an. Notre sélection des expositions-anniversaire à Paris.

Cy Twombly, jusqu’au 24 avril

D’une ampleur inédite, cette première rétrospective complète de l’œuvre de l’artiste américain Cy Twombly retrace l’ensemble de la carrière de l’artiste à travers un parcours de 140 peintures, sculptures, dessins et photographies. De ses premiers travaux du début des années 1950, marqués notamment par le graffiti et l’écriture, à ses compositions des années 1960, de sa réponse à l’art minimal et conceptuel des années 1970 à ses dernières peintures, cette rétrospective souligne l’importance des cycles et des séries dans lesquels Cy Twombly réinvente la peinture d’Histoire.

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Mutations-Créations / Imprimer le monde, Jusqu’au 19 juin

De l’objet de design au prototype architectural, de l’atelier de production aux projets innovants de laboratoire, cette exposition réunit une jeune génération d’artistes, designers et architectes qui s’est emparée de l’impression 3D comme outil critique d’expérimentation. À travers la sélection d’une trentaine de créateurs, « Imprimer le monde » éclaire les mutations des formes au sein d’une « matérialité digitale » où une nouvelle typologie d’objets a fait son apparition et dont l’impression 3D est le dénominateur commun.

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HORS LES MURS

MONNAIE DE PARIS : « À pied d’œuvre(s) », la sculpture dans les collections du Centre Pompidou, Jusqu’au 9 juillet

De Yves Klein à Michel Blazy, « À pied d’œuvre(s) » propose de poser un nouveau regard sur la sculpture à partir des collections du Centre Pompidou. Une autre histoire de la sculpture sous le regard pertinent de la commissaire Camille Morineau. Certes, une perspective au-delà du seul espace clos du musée. La sculpture mais aussi d'autres voies : le refus du monument et des matériaux qui s'y accordent, la fragilité jusqu'à l'évanescence de formes et de figures. Et le corps, bien sûr, le corps arpentant, prenant la mesure du sol et de la gravité.

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MUSÉE PICASSO : Picasso 1947, Jusqu’au 27 janvier 2018

Au sein de l’hôtel Salé, les 10 chefs-d’œuvre offerts par Pablo Picasso au Musée national d’art moderne pour son inauguration en 1947. L’occasion de célébrer deux moments clés de l’histoire de la collection du Musée national d’art moderne — son inauguration au Palais de Tokyo et son transfert au Centre Pompidou en redécouvrant des chefs-d’œuvre tels que « Atelier de la modiste » (1926), « La Muse » (1935) ou encore « L’Aubade » (1942). Ce projet Picasso 1947 met à contribution les fonds des deux établissements partenaires afin de présenter à la fois les œuvres et les archives et documents qui racontent l’histoire de leur création, de leur acquisition et de leur première exposition.

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MUSÉE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS : Derain, Balthus, Giacometti, Jusqu’au 29 octobre

À travers une sélection de 200 œuvres, l’exposition retrace les moments marquants d’une amitié artistique entre trois maîtres de l’art moderne : Derain, Balthus et Giacometti. Leur rencontre en 1933 et l’intensification de leurs relations à partir de 1935 démultiplient les croisements entre leurs vies et leurs œuvres. Bien au-delà d’une admiration réciproque et d’une affection dont ils témoigneront tout au long de leur vie, une profonde communauté esthétique les réunit : le voyage d’Italie, la fascination pour le « métier », le regard culturel et le « retour au musée » par lequel les trois artistes jouent des codes de représentation, des styles et des techniques. Enfin, une large séquence regroupe les œuvres de l’après-guerre où s’inscrivent les doutes et les obsessions d’un monde vacillant.

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JEU DE PAUME : Eli Lotar, Jusqu’au 28 mai

À partir des archives et du fonds d’atelier du photographe conservés au Centre Pompidou et de tirages d’époque récemment localisés dans des collections et institutions internationales. Photographe et cinéaste français d’origine roumaine, Eli Lotar arrive en France en 1924. La fascination pour l’esthétique de la machine tout comme la transformation du réel en une pure abstraction graphique sont autant d’exemples de cette Nouvelle Vision européenne qui se développe au tournant des années 1920. L’exposition traite ensuite des liens d’Eli Lotar avec le surréalisme, bien qu’il n’ait jamais été un membre officiel du groupe.

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VILLA VASSILIEV : Le Fonds du photographe Marc Vaux, Jusqu’au 30 décembre

Ancien charpentier formé à la photographie suite à une blessure lors de la Première Guerre Mondiale, Marc Vaux commence dans les années 1920 à promener sa chambre photographique dans les ateliers d’artistes de Montparnasse et de Paris, produisant, jusqu’au début des années 1970, plus de 250 000 plaques de verre. Tenir entre ses doigts gantés une photographie de Marc Vaux, dans les réserves du Centre Pompidou, c’est voir surgir les hors-champs de l’histoire et du travail de plus de 6 000 artistes.

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