Balenciaga au musée Bourdelle en mode correspondance

Publié le 14.03.2017
Celui que l’on appelait le « Greta Garbo de la mode » est exposé au Musée Bourdelle à l’occasion du centenaire de sa première maison de couture. Soixante-dix pièces emblématiques du couturier espagnol à découvrir jusqu’au 16 juillet.
Balenciaga
© Balenciaga

La couleur noire est le fil conducteur de cette exposition intitulée « Balenciaga, L’œuvre au noir », consacrée au couturier espagnol Cristóbal Balenciaga (1895-1972). Rencontre entre deux maîtres du volume : un dialogue inédit s’établit avec le sculpteur Antoine Bourdelle. « C’est le tissu qui décide », disait Balenciaga. Un rehaut de dentelle, une composition de broderie, un épais tombé de velours de soie dessinent les silhouettes, sculptent les corps.

On retrouve ainsi la ligne pure dite « tonneau » ou bien encore sa « robe-sac » qui ont contribué à faire connaître Balenciaga à travers le monde. Un style épuré et élégant caractéristique de ses modèles que certains ont parfois qualifiés d’austère. Issues du fonds Galliera et des archives de la Maison Balenciaga, ses robes de cocktail doublées en taffetas de soie, bordés de franges, ornés de rubans de satin ou de perles de jais rythment le parcours. Une sélection d’accessoires, chapeaux et toques, bijoux, illustrent son talent et son inventivité.

C’est en 1917 que le jeune autodidacte alors âgé de 22 ans crée sa maison de couture à son nom à San Sebastian dans le pays basque espagnol. La guerre civile le pousse à quitter l’Espagne en 1937, pour s’installer à Paris. Dès les années 1947, ses robes sont portées par les stars du cinéma, comme Marlène Dietrich.

L’exposition « Balenciaga, L’œuvre au noir » au musée Bourdelle inaugure la saison espagnole du Palais Galliera qui se poursuit avec « Habits aux couleurs de l’Espagne » à la Maison Victor Hugo (21 juin - 24 septembre 2017) et se clôture avec « Mariano Fortuny » au Palais Galliera (7 octobre 2017 - 7 janvier 2018).

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